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  • F.F.O

Si j’étais un oiseau !

Afin que l’on comprenne deux choses, d’abord que la nature n’est pas le cadre idyllique que l’homme imagine.



Que sa loi est simple, vivre et survivre, procréer pour assurer le maintien des espèces. Il n’y a pas de place pour les faibles ni les défaillants et que la sélection se fait au prix d’une lutte constante et implacable !

Ensuite comme tout ce qui vit, j’ai un rôle à jouer dans le complexe auquel j’appartiens.

Rôle dont l’un des aspects est la régulation, puisque dans son fonctionnement original la nature s’équilibre d’elle-même. Si cet équilibre est rompu, c’est l’homme qui par son manque de discernement en porte la responsabilité.

Que l’on se targue après cela de me protéger, moi je veux bien, mais qu’on le fasse utilement et que je ne sois pas la petite boule de plumes que l’on voit l’hiver sur le bord des fenêtres !

C’est très bien de mettre de la nourriture à ma disposition mais qu’elle soit adéquate et seulement quand le froid, la neige ou le manque d’eau, m’empêchent de subsister.





Le faire en d’autres temps, serait me détourner de la fonction pour laquelle j’existe. C’est très bien de placer des nichoirs pour m’aider à me reproduire mais qu’ils soient adaptés à

mon espèce et surtout qu’on évite une concentration qui ne me permettra plus de disposer de l’espace vital qui m’est nécessaire.

Mais ce qui serait mieux encore c’est que l’on respecte mon milieu de vie, que l’on arrête de déboiser à raser les haies et brûler les vergers.



De construire partout et n’importe où. Que l’on limite l’emploi dans les cultures de ces produits qui nous font mourir ou qui empêchent mes œufs d’éclore et que vous les hommes, appelez engrais chimiques, pesticides, herbicides en quelques mots:


Que l’on me permette de vivre tout simplement et naturellement.

Si j’étais un oiseau !

Mais moi, je ne suis qu’un homme et j’ai tout à réapprendre.

Pour la Commission Protection de la FFO

Joseph Roc

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